A mon meilleur ami, Julien. Sans qui je ne serai plus, je ne serai rien. Une personne exceptionnelle, franche, attentionnée, toujours là et surtout c'est un DIEU XD =p. [Débile Incessamment Emmerdant et Unique]
^^ Je t'aime, énormément. Ce chapitre a réussi à me faire couler quelques larmes XD (beaucoup même). Ça me rappel des souvenirs.
il y a bien longtemps...
________Un hiver. La pluie tombe à grosses gouttes, il fait dans les 2 degré et le vent accompagne les quelques éclaires dans le ciel.
Je suis plantée là, du haut de mes 14 ans, devant la Cathédrale Notre-Dame de Reims. Mes larmes se mêlent à la pluie avant même qu'elles n'atteignent le creux de mes cernes. J'ai les yeux rouges de colère, de fatigue. J'ai envie de m'effondrer. Là. Comme ça. Et ne plus rien faire, ne plus rien ressentir. J'ai envie de disparaître, qu'on me laisse la paix.
________Il n'y avait personne. Non personne n'était assez con pour sortir en ses temps. Sur le parvis, à mes pieds, du sang. Le mien. sur mon poignet gauche, juste au creux, là, une longue entaille. Le sang coule sur ma main, comme de l'eau. Je ne sais pas quand le bandage s'est envolé. Je ne sais pas quand je me suis perdue dans ce monde. Oui perdue, oubliée et toujours pas morte dans ce monde injuste. Mais après tout ça serait trop juste de me laisser mourir, sans me faire d'abord souffrir.
________J'étais devant cette immense cathédrale. Seule. A pleurer. Un hiver. La pluie tombe. Il fait 2 degré. Et il y a de l'orage.
Rien ne me fait réagir, rien ne me fait moins penser à Daniel.
Daniel. Daniel. Daniel. Daniel. Daniel...
________Il est quelque part, il ne pense surement pas à moi, à ne se douter de rien. A surtout ne pas se douter que je souffre. Que je souffre, oui, stupidement, mais énormément. J'ai envie de mourir. J'ai envie de partir. De ne plus penser Daniel.
Parce que je l'aime et que c'est comme ça...
________Pour moi, il y a deux grand types d'amour. Celui où tout les deux sont heureux ou souffrent autant. Et celui où il n'y a qu'une seule personne qui souffre et l'autre ne se doute de rien ou ne veut pas comprendre. Et cet idiot qui souffre, là, c'est moi. je ne sais même plus pourquoi... Mais mon téléphone sonne. Mon téléphone me réveille. Je décroche.
- Allô ? Nine ! Bon Dieu ! Tu es où ?
C'était Amaury.
- Euh... je commence à sangloter. Ca... thédra...
________Deux minutes plus tard. Il arrive en courant. Il arrive en s'arrêtant. Il me fixe, il me juge. Je déteste ça. Quand il me juge comme ça. Un éclair gronde.
________Il vient vers moi en enlevant son manteau pour me le donner et me rattrape lorsque je commence à m'effondrer. Il prend son mouchoir dans sa poche et me l'entour sur le poignet. Il serre fort, très fort. J'ai foutu son beau mouchoir, le beau mouchoir que je lui avais offert. Je pleurs dans ses bras. Il me murmure des mots à l'oreille, mais je ne les entend pas.
Un orage éclate. Je pousse un cri. J'en ai peur maintenant. J'ai peur de mourir.
J'ai froid. J'ai faim. J'ai mal. Oui tellement mal. Partout et nul part. C'est invisible abstrait.
- Je t'aime. Nine, tu m'écoutes ? Ne fait plus jamais ce genre de chose. Il y a des gens qui t'aime ici.
________Je le regarde dans ses yeux noir profond. Ce n'est pas la première fois. Non. Je suis tellement désolée. J'ai peur qu'il m'en veuille. Ce sont mes raisons de vivre, mes amis.
Je t'aime aussi Amaury.
Je n'avais pas besoin de le dire, il le savait déjà. Sans lui, je ne suis rien. Sans lui je ne serai rien. Mais, il savait aussi que me dire d'arrêter de me faire souffrir ne servait à rien, j'avais besoin que quelqu'un d'autre me le dise.
- Je n'ai pas réfléchis, murmure ce qu'il me reste de raison.
Daniel... Amaury... Daniel... Amaury...
________Mon meilleur ami m'emmena chez moi, et la maison était vide comme d'habitude. Mes parents étaient partis je ne sais plus où, loin, assez loin pour ne plus m'appeler. Il appela Jane, qui arriva dix minutes plus tard. Amaury m'avait fait assoir sur un fauteuil face à lui. Il me fixait encore, mais d'une autre façon. Dans un sens, je savais qu'il souffrait lui aussi, il ne voulait pas que je sois dans cet état.
________Jane me fit prendre un bain. Lorsque l'un était seul avec moi, il y avait toujours l'autre qui allait prendre le petit carnet rouge à reliure ancienne dans mon sac pour en lire les passages que j'y avais écrit. Ses derniers temps, il n'y avais rien de bien intéressant, en faite, lorsque je suis tombée amoureuse, ça n'a jamais été bien intelligent. Ça parlait de souffrance, de Daniel, de ma fatigue, de Daniel, de suicide...
Daniel, je ne le connais pas. Nan, c'est un inconnu. Je suis une conne, oui, tout le monde l'est, mais à des degrés et des genres différents. Ce Daniel, je l'ai rencontré sur internet, drôle de façon non ? De tomber amoureuse ? Vraiment idiote façon de tomber amoureuse...
________Je n'ai jamais pu expliquer ça. Mais j'aurai pu, ça aurait été logique si je le connaissais vraiment, mais je ne savais presque rien. J'avais peur.
________Face à Amaury et Jane, allongée sur le canapé. Je les observais. Ça avait des allures de tribunal. Ils étaient tout les deux plus âgés que moi de deux ans environs. Amaury me fixait toujours, le regard penseur. Et Jane me souriait tristement, elle commença après un long silence.
- Nine... On te l'a déjà dit, je sais que tu y réfléchis encore...
- Ce n'est pas de l'amour, il faut que tu comprennes ça. Lorsque tu souffres comme ça, ce n'en est plus. Tu es vraiment trop attachée à lui. Pour lui tu n'es presque rien...
- Il a dit qu'il tenait à moi. Tu ne le connais pas.
- Et alors ? répliqua Amaury. Toi peut-être tu le connais beaucoup plus ? Ou c'est juste de l'intuition ?
- Je...
- Ecoute, tout ce que je sais c'est qu'il te fait souffrir. Commence à le considérer comme un ami, simplement. Nine, je n'aime pas te voir souffrir.
Les larmes recommençait à couler.
- Je vais arrêter de lui parler. Terminé. Et je vais essayer de l'oublier.
- Écoute, Nine ce n'est peut-être pas la meilleure façon, me murmura Jane. Tu es vraiment sûre ?
- Oui, je vais le faire.
- Nine...
Je me levais. Un moment je vacillai, je m'étais levée trop vite, sûrement. Je pris mon portable et l'appelai
- Allô ?
Je raccrochais. Je n'avais pas le courage de le faire par téléphone. Non.
- Vous en pensez quoi (renifle) si je lui écrit une lettre...
- Fait ce que tu penses être le mieux, me dit Amaury en se levant.
Je souffre. Je te l'ai dit, je te l'ai écrit. Et tu as lu ça en l'air, comme ça. Sans en prendre compte, comme une fiction. Oui c'était émouvant, mais il y avait plus que de l'émouvant.
Je ne sais plus où je suis. Je suis perdue Daniel. Et je ne te veux pas dans mes chemins hantés. Je ne veux pas que tu sois cette mauvaise route, parce que je ne veux pas que ça soit finit pour toujours. On se rencontreras peut-être plus tard. Lorsque je serai moins, conne. Et toi moins con.
Tout ce que je sais, c'est que je souffre, et que c'est toi l'une des causes.
Donc, voilà, j'espère que tu comprendras.
Nine Léonie.
J'ai fini par oublié, ou presque. Quelques années, quelques instant. Sans penser à Lui.
Daniel...
©
La fin est à revoir ^^ surtout pour la lettre.
« Tout les jours et les semaines tu me fais vraiment de la peine,
Non, regarde les autres comme ils s'aiment.
[...]
Et la vie va d'grand train de l'autre côté
C'est pas d'ma fautes à moi, non, si je n'sais pas gagné.
Regarde comment j'dors plus la nuit, j'sais même plus mon nom.
Et c'est quoi cette petite vie et c'est quoi toutes ces maisons ?
[...]
Alors saute moi au cou ! Allez dis moi que la vie est belle !
Allez saute moi un coup ! Et c'est pas dans cette vie la que l'on paye !
Et cette musique je l'aime beaucoup
On a pas l'même âge mais c'est pareil !
[...]
Je sais que tu m'aimes, ça j'le sais que tu m'aimes.»
Chanson pour Patrick Dewaere - Raphaël